Sur les 18 jours suivis pour votre camion LLTTR506AX, la plateforme Korido a mesuré le niveau de carburant en continu — 5 713 mesures sur la période — à raison d’une mesure par minute. Deux épisodes de baisse rapide, sans lien avec la consommation normale du moteur, se détachent nettement du reste de la période.
Le premier survient le samedi 11 juillet : juste après un plein à Mampang, le niveau redescend de 22,6 points (soit ≈ 68 L estimés) en 2 h 28, alors que le camion est pour l’essentiel à l’arrêt. Le second survient le dimanche 12 juillet : pendant un arrêt du matin, moteur éteint, le niveau chute de 18,4 points (≈ 55 L estimés) en seulement 27 minutes, au sein d’une baisse totale de 31 points (≈ 93 L estimés) sur la matinée.
Un balayage systématique des 18 jours confirme que ces deux épisodes sont les seuls de cette rapidité sur toute la période. Le capteur, lui, a fonctionné normalement d’un bout à l’autre : des mesures régulières, sans interruption, et un niveau redevenu stable après le 12 juillet.
Ce document présente chaque épisode daté à la minute, localisé et mesuré, afin que vous puissiez le vérifier de votre côté — reçus de pompe, kilométrage et échange avec le chauffeur sur les créneaux concernés.
Une explication simple de ce que mesure le capteur, et pourquoi les pourcentages de baisse sont fiables même sans connaître le volume exact du réservoir.
Une sonde installée dans le réservoir mesure le niveau de carburant. Ses valeurs sont transmises telles quelles par le boîtier télématique, puis converties en pourcentage du volume du réservoir. Le suivi est continu — une mesure par minute pendant les épisodes.
Le volume de ce Sinotruk Howo est estimé à ≈ 300 L d’après les dimensions de son réservoir. Ce chiffre sert uniquement à convertir les baisses en litres.
Les pourcentages et les points sont exacts et ne bougeront jamais : une baisse de 22,6 points reste une baisse de 22,6 points, quel que soit le réservoir. Les litres, eux, sont des estimations qui pourront être précisées plus tard — en comparant plusieurs pleins complets aux chiffres de la pompe — sans rien changer aux pourcentages déjà mesurés.
La vitesse d’une perte suit la même logique : elle s’exprime en points par heure (exacte) ; son équivalent en litres par heure reste une estimation tant que le volume n’est pas calibré.
Le niveau de carburant sur toute la période. Les pleins apparaissent comme des montées franches ; les deux épisodes, comme des baisses rapides que rien dans le trajet n’explique.
En dehors des jours de plein, le niveau est remarquablement régulier : les longs paliers correspondent aux jours de stationnement, et les pentes douces à la consommation normale en roulage. Les deux épisodes des 11 et 12 juillet rompent nettement avec ce profil.
Pour comparer les journées entre elles, nous avons calculé la perte la plus rapide de chaque jour. Au-delà de 8 points par heure, une perte est considérée comme anormale (notre seuil d’alerte) : seuls 3 jours dépassent ce seuil sur 18 — les 11 et 12 juillet très nettement.
Après le 12 juillet, tout est redevenu normal : le niveau ne baisse plus que d’environ 1 point par jour en moyenne, avec seulement de petits déplacements locaux — un rythme tout à fait habituel. Les deux événements ne sont donc pas un comportement permanent du camion ou du capteur, mais deux épisodes ponctuels.
Le camion fait le plein à Mampang, puis le niveau redescend de façon continue alors qu’il est pour l’essentiel à l’arrêt.
Le plein se termine vers 12:07, portant le réservoir à 95,2 % (+71 points, ≈ 213 L estimés). Le niveau baisse ensuite sans interruption jusqu’à 72,6 % à 14:35, soit −22,6 points (≈ 68 L estimés) en 2 h 28.
Ce qui distingue cet épisode : d’après le suivi de position, le camion est à l’arrêt sur place pendant la plus grande partie de ce créneau, moteur éteint — une situation où la consommation réelle devrait être nulle. Le rythme de baisse mesuré, environ 27 L/h estimés, correspond pourtant à près de deux fois la consommation habituelle de ce camion en roulage (de l’ordre de 14 L/h).
Le soir même, le traceur signale trois coupures de son alimentation : à 18:25 (arrêt de Bertoua), puis à 20:54 et 21:09 (arrêt de nuit). C’est la seule soirée de toute la période avec de telles alertes. Qui a pu accéder au traceur ce soir-là ?
Voir avec le chauffeur ce qui peut expliquer cette baisse entre 12:07 et 14:35, et confirmer le nombre de litres du plein de 12:03 à Mampang — le volume facturé à la pompe — par rapport à notre estimation (≈ 213 L).
Une baisse totale de 31 points sur la matinée, dont une chute très rapide de 18,4 points en 27 minutes, pendant que le camion est à l’arrêt.
Le camion quitte son arrêt de nuit à 05:00, roule ≈ 47 km vers l’est (baisse normale de consommation moteur), puis se gare à 06:03. De 06:03 à 06:51, le niveau est parfaitement stable (71,4 %) — preuve que la jauge ne bouge pas quand tout est normal.
Puis en 27 minutes, le niveau chute de 18,4 points (≈ 55 litres estimés), camion à l’arrêt — à titre de comparaison, un moteur au ralenti consomme 1 à 3 litres par heure. La chute s’arrête aussi net qu’elle a commencé : dès 07:18, le niveau redevient stable (53,0 %). Le camion repart à 07:45 ; la consommation ensuite est tout à fait normale.
Le traceur signale le départ du camion à 07:46 (alerte de déplacement), puis deux alertes de vibration (07:50 et 08:33). Surtout : pendant les 2 heures qui suivent le départ, la détection de contact du traceur reste coupée alors que le camion roule — jusqu’à 79 km/h. Cela n’est arrivé à aucun autre moment des 18 jours. Comme si le fil du contact avait été débranché le temps de ce trajet.
Voir avec le chauffeur où se trouvait le camion et qui y avait accès entre 06:03 et 07:45, et ce qui peut expliquer cette baisse sur ce créneau.
Avant de conclure, une question évidente : et si le capteur s’était trompé ? Tous les éléments montrent le contraire.
Le capteur de niveau de carburant et le boîtier GPS fonctionnent normalement depuis leur installation, et fonctionnent toujours aujourd’hui. Sur toute la période, les mesures sont arrivées régulièrement, sans interruption ni valeur aberrante. Pendant les deux épisodes eux-mêmes, le capteur a continué d’envoyer une mesure par minute, et la courbe est restée régulière : le niveau mesuré correspond à du carburant qui a réellement quitté le réservoir.
Depuis le 12 juillet, le niveau est redevenu stable — environ un point par jour, le rythme habituel d’un camion à l’arrêt. S’il s’agissait d’une fuite ou d’un dérèglement du capteur, la baisse aurait continué.
Le balayage jour par jour de toute la période — résumé plus haut par le graphique de la vitesse de perte quotidienne — ne révèle d’ailleurs aucune autre baisse aussi rapide en dehors des 11 et 12 juillet.
Au-delà du carburant, le boîtier surveille en continu sa propre alimentation, le circuit du contact et les mouvements du véhicule. Chaque signal est horodaté à la seconde — voici ce que cette surveillance a relevé autour des deux épisodes.
Sur les 18 jours de suivi, l’alimentation du boîtier n’a été interrompue que six fois : toutes entre le 10 et le 12 juillet, en quatre lieux différents du parcours. Aucune interruption sur les quinze autres jours, nuits comprises. À chaque fois, le boîtier a continué d’émettre sur sa pile interne — l’interruption elle-même devient une information enregistrée.
Ces signaux — coupures d’alimentation, alertes de mouvement, alertes de vibration — font partie de la surveillance normale de la plateforme : ils permettent de repérer un câble débranché, une manipulation du boîtier ou des travaux électriques, et d’en garder la trace exacte, à la minute près.
Les signaux ne se sont pas éteints d’un bloc. Le circuit du contact cesse de répondre à 07:43 ; l’alimentation du boîtier suit six minutes plus tard, à 07:50 — deux circuits distincts, interrompus l’un après l’autre. Au retour, à 09:43, le contact « hésite » (cinq allers-retours en deux minutes) avant que l’alimentation ne revienne. Pendant ces deux heures, le camion a parcouru environ 45 km (jusqu’à 79 km/h), l’accéléromètre a déclenché deux alertes de vibration, et la consommation mesurée correspond à un moteur en marche normale. Une panne électrique d’ensemble ne produit ni cet ordre, ni ces alertes : ce profil est celui d’une intervention sur le câblage (branchement, débranchement ou travaux électriques).
La sonde carburant, alimentée par sa propre pile, n’a jamais cessé de mesurer pendant ces interruptions. C’est le principe du suivi Korido : même privé de l’alimentation du camion, le boîtier continue d’enregistrer — y compris la manière dont ses câbles sont débranchés, puis rebranchés.
Chaque plein détecté par la plateforme, avec son horaire, son ampleur et son lieu — à rapprocher de vos reçus de pompe.
| # | Date | Heure | Avant → Après | Volume est. | Lieu |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | mar. 30 juin | 15:08 | 12,2 % → 100 % | ≈ 263 L | Douala |
| 2 | jeu. 9 juil. | 08:35 | 42,6 % → 100 % | ≈ 172 L | Sur l’itinéraire |
| 3 | sam. 11 juil. | 12:03 | 24,0 % → 95,2 % | ≈ 213 L | Mampang |
| 4 | sam. 11 juil. | 18:24 | 60,3 % → 86,8 % | ≈ 79 L | Bertoua |
| 5 | dim. 12 juil. | 13:41 | 24,0 % → 97,2 % | ≈ 220 L | Garoua-Boulaï |
| Total sur la période | ≈ 947 L estimés | ||||
Volumes estimés sur la base d’un réservoir de 300 L ; les horaires correspondent au moment physique du remplissage. La calibration proposée ci-dessous permettra d’affiner ces litres.
Ce document constate des faits mesurés et horodatés, et vous donne les moyens de les vérifier. Il ne tire aucune conclusion à votre place : l’objectif de Korido est de vous fournir une information précise, continue et exploitable sur votre flotte.